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La mission dévolue au Ministère de l’Education Nationale et de la Jeunesse constitue sans nul doute l’un des défis majeurs que notre société est appelée à relever rapidement et efficacement.
La réforme du système éducatif et de formation a, en effet, été érigé en priorité des priorités, ainsi que l’a souligné Sa Majesté le Roi Mohammed VI, dans son Discours du Trône de Juillet 1999 : « La question de l’enseignement figure en tête de nos préoccupations actuelles et futures, en raison de son importance, de son impact sur la formation des générations et de leur préparation à accéder à la vie active, pour contribuer à l’édification de la Nation, avec compétence, savoir-faire abnégation et loyauté, en aspirant à accéder au vingt et unième siècle, par la mise en valeur de potentialités scientifiques, des innovations technologiques de l‘époque, ainsi que de larges perspectives qu’elles ouvrent pour l’intégration dans le processus de mondialisation".
Dans cet esprit, et conformément aux Hautes Directives Royales, la Déclaration de politique générale du Gouvernement, présentée aux deux chambres du Parlement en novembre 2002, fait de l’enseignement utile une des priorités essentielles de l’action gouvernementale.
La Charte nationale de l’Education et la Formation, document cadre réalisé grâce au travail inspiré et méthodique de la Commission
d’Études sur l’Education et la Formation désignée par feu Sa Majesté Hassan II, en 1997, est devenue la référence en matière d’orientation du système éducatif national.
La mise en œuvre progressive de cette Charte - à travers notamment la généralisation de l’enseignement, l’amélioration de la qualité de l’éducation et de la gestion du système éducatif ainsi que l’éradication de l’analphabétisme - est, à cet égard, l’enjeu premier de la décennie à venir.
Le dispositif législatif adopté en conséquence est révélateur de la volonté de concrétiser les dispositions de la Charte nationale de l’éducation et de la formation à travers une panoplie de textes de loi et de décrets, qui vont de la mise en place des Académies régionales d’éducation et de formation (AREF), jusqu’à l’organisation de la vie scolaire, en passant par le statut particulier des établissements publics, la rénovation de l’enseignement fondamental, entre autres domaines concernés par la réforme.
Accroître l’efficience du système éducatif, en consolidant la décentralisation et en renforçant l’autonomie en matière de gestion et de décision, relever le défi de la qualité en rénovant le cadre de l’école marocaine et en améliorant l’outil pédagogique dans son ensemble sont, aujourd’hui, les impératifs qui guident l’action du département de l’éducation nationale et de la jeunesse.
La priorité de nos priorités est le succès de la réforme. Notre approche du renouveau du système éducatif se veut volontariste, méthodique, déterminée. Elle est fondée sur une gestion de proximité et sur des plans d’action spécifiques, à dimension régionale et répondant en permanence aux soucis des principaux acteurs du système éducatif.
La réussite de la réforme est naturellement - telle est ma conviction profonde - tributaire de l’implication de tous : départements ministériels et collectivités locales, partenaires publics et privés, parents et corps professoral, élèves et encadrants. Mener à bien la réforme suppose une implication de tous les instants du corps pédagogique, du personnel enseignant en particulier. C’est là tout le sens de l’accent que nous mettons sur la gestion des ressources humaines, notamment sur la motivation matérielle et morale des enseignants.
Je m’engage, dans ce sens, à être en permanence à l’écoute des enseignants de manière à créer, avec leur appui, un environnement optimal pour l’exercice de leur noble mission. Les conditions de travail, le matériel didactique, les espaces pédagogiques où les enseignants oeuvrent quotidiennement sont pour le département dont j’ai la charge autant de préoccupations quotidiennes.
Afin d’aller dans le sens de l’amélioration de la qualité de l’enseignement, et partant du postulat que les enseignants sont au cœur du processus de changement, la Charte de l’éducation et de la formation prévoit la mise en place d’un système de recrutement et de valorisation basé sur le mérite, doté d’un système d’évaluation efficient sur la base du renforcement de la formation initiale et continue.
L’année 2003-2004 doit être celle de la mise en place de la décentralisation et de la déconcentration. Il s’agit de donner aux Académies régionales, en tant que personne morale dotée de l’autonomie financière et au-delà aux régions toute leur autonomie en matière de gestion. Elles seront dotées du pouvoir de décision de manière à ce que la planification du système éducatif soit régionale et de ce fait plus efficiente.
Nous sommes mobilisés pour réussir, au bénéfice des générations à venir, la rénovation de l’école marocaine seule à même de permettre à notre pays de relever le défi de la modernité et du développement économique, social et humain.
Je compte sur vous tous pour réussir ensemble ce pari qui est à notre portée, qui est à la portée de notre pays et de la richesse de ses ressources humaines.
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