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:: L'enseignement secondaire collégial
Au sens de la Charte Nationale d'Education et de Formation, l'enseignement secondaire collégial, d'une durée de trois années, est destiné aux jeunes issus de l'enseignement primaire et titulaires du certificat d'études primaires.
Globalement, l'enseignement secondaire collégial public et privé assure la scolarisation de 1.161.319 élèves en 2003-2004 contre 992.225 en 1999-2000, soit un taux d'accroissement annuel moyen de 4%. En milieu urbain, ce taux atteint 2,6% contre 11% en milieu rural. La part annuelle moyenne des élèves scolarisés dans le milieu rural avoisine, de 2000-2001 à 2003-2004, près de 18%.
Le taux de scolarisation des enfants âgés de 12 à 14 ans est passé au niveau national de 58% en 1999-2000 à 68,8% en 2003-2004, de 83,2% à 87,3% en milieu urbain et de 34,8% à 50% en milieu rural.
La part moyenne des filles par rapport aux effectifs globaux de cette catégorie de scolarisés atteint entre 2001-2004, près de 44% au niveau national, 17,6% en milieu rural et 47,15% en milieu urbain.
L'enseignement secondaire collégial public est dispensé dans des collèges, les annexes de collèges et des lycées. En 2003-2004, la carte scolaire collégiale se compose de 1.155 collèges, 51 annexes de collèges et 183 lycées abritant un enseignement collégial dont respectivement 395 (34 %), 29 (57 %) et 55 (30 %) établissements se trouvent en milieu rural.
A la même année, il dispose de 183 internats dont 99 en milieu rural avec un effectif global de 36.837 internes dont 40 % sont ruraux. Sachant que ce nombre n'était que de 127 en 1999-2000, le nombre moyen additionnel d'internats, par an au cours des quatre dernières années s'élève à 14 internats.
En ce qui concerne les salles de classe, elles ont cru de 22.235 en 1999-2000 à 25.889 salles en 2003-2004, soit en moyenne près de 913 salles supplémentaires par an.
Au cours de cette période, l'effectif d'élèves est passé globalement de 978.520 à 1.134.152 élèves, soit 3,75 % d'accroissement annuel moyen.
La part des élèves scolarisés en milieu rural reste faible. Elle s'établit à 18% en moyenne annuelle en passant de 16% en 2000-2001, à près de 19,8% en 2003-2004.
Sur le plan du fonctionnement pédagogique et de l'efficacité interne, l'enseignement collégial public est marqué par des facteurs préoccupants.
Les taux de redoublement et d'abandon sont élevés pour les trois années d'études. En effet, au cours des années 1999-2000 à 2001-2002, les taux moyens de redoublement sont estimés à 12,7 % en 1ère année, à 11,7 % en 2ème année et à 33% en 3ème année, ceux d'abandon avoisinent respectivement 11,7 %, 10% et 20,7 %.
Examinés au cours de la période 2001-2003, les ratios moyens d'élèves par salle, par classe et par enseignant sont respectivement d'environ 43, 7, 33 et 20.
L'analyse de la répartition de l'emploi du temps hebdomadaire des enseignants au cours de l'année 2002-2003 révèle que :
- 559 enseignants (1 %) n'ont pas d'emploi du temps ;
- 33.160 enseignants (61,4 %) ont un emploi du temps légal à savoir 24 heures par semaine ;
- 20.293 enseignants (37,6 %) ont un emploi du temps de 16 heures et demi en moyenne par semaine.
Ce qui représente un potentiel de 6.900 enseignants réallouables à l'exercice effectif d'enseignement.
En matière d'amélioration du contenu pédagogique de l'enseignement collégial, le MENJ a introduit de nouveaux programmes en première année de cet ordre d'enseignement. Il a aussi introduit la deuxième langue étrangère en 3ème année, ainsi que l'informatique dont bénéficient 50 % des élèves.
En ce qui concerne l'organisation des examens, il convient de noter que le MENJ a organisé, à partir de 2001-2002, l'examen du certificat d'enseignement collégial au niveau régional.
Par ailleurs, il est à noter que si la contribution du secteur privé en tenues d'effectifs scolarisés n'est que de l'ordre de 1,85% en moyenne annuelle entre 1999-2000 et 2003-2004 et qu'elle est limitée au milieu urbain, il n'en demeure pas moins que le nombre d'élèves poursuivant leurs études dans les établissements privés d'enseignement secondaire collégial ont plus que doublé au cours des cinq dernières années en passant de 13.702 élèves en 1999-2000 à 27.167 en 2003-2004, soit un taux d'accroissement annuel moyen d'environ 18,7%.
:: L’enseignement secondaire qualifiant
Dans ses structures actuelles, l’enseignement secondaire qualifiant au sens de la Charte Nationale d'Education et de Formation, dispense au cours d'un cycle de trois ans les études préparant aux baccalauréats en lettres, sciences expérimentales, sciences mathématiques et techniques. Au niveau national, les effectifs des élèves dans l'enseignement secondaire qualifiant public et privé sont passés de 441.557 élèves en 1999-2000 à 603.321 en 2003-2004, soit un taux d'accroissement annuel moyen de l'ordre 6,35%.
Malgré la part moyenne annuelle faible des élèves scolarisés dans le rural (5,7%), il est à noter qu'au cours de la période considérée 1999-2000 à 2003- 2004, les effectifs des élèves du secondaire qualifiant dans ce milieu ont enregistré un taux d'accroissement annuel moyen de 14,5% contre 6,3% pour le milieu urbain.
Globalement, les taux nets de scolarisation des jeunes âgés de 15 à 17 ans sont passés au niveau national de 35,4% en 1999-2000 à 42,8% en 2003-2004, de 60% à 69% en milieu urbain et de 9,7% à 15,6% en milieu rural.
Concernant l’enseignement secondaire qualifiant public, il est organisé dans 615 établissements qui se répartissent en 2003-2004 en 538 lycées d'enseignement général dont 94 sont en milieu rural ( 17,5 % ), 55 lycées d'enseignement général et technique tous localisés en milieu urbain, 20 lycées d'enseignement technique dont un se trouve en milieu rural et deux annexes de Lycées implantées en milieu urbain. En plus, il existe 40 collèges dont 17 en milieu rural, dispensant ce type d'enseignement.
Globalement, sa capacité d'accueil en tenue de salles de classe est passée de 13.364 en 1999-2000 à 14.408 salles en 2003-2904, soit en moyenne près de 261 salles de classe additionnelles par an. Au titre de l'année 2003-2004, le nombre d'internats est de 210, celui des internes atteint 43.457 contre 29.633 en 1999-2000.
La part moyenne annuelle des internes dans le total des élèves est estimée à 7,25 % au cours des cinq dernières années.
En ce qui concerne le secteur de l'enseignement secondaire qualifiant privé, il se caractérise au cours de la période de 1999-2000, 2003-20024 par une tendance à la décroissance des effectifs qui y sont scolarisés. En effet ceux-ci sont passés de 31.390 en 1999-2000 à 29.673 en 2003-2004, soit un taux annuel moyen de régression de 1,35%. Au cours de cette période, la part annuelle moyenne de ces effectifs par rapport aux effectifs globaux du secondaire qualifiant a été de l'ordre de 5,6%.
Sur le plan du fonctionnement pédagogique de l’enseignement secondaire public qualifiant certains éléments-clés méritent d'être examinés.
Concernant les taux d'écoulement, on constate qu'au cours de la période 1999-2000 à 2001-2002, le taux moyen de redoublement est de l'ordre de 18 % en première année, 15,7 % en 2ème année et 20 % en 3ème année. Les taux d'abandon moyens observés sont respectivement de 9%, 8,7 % et 11,4%.
Au cours de la période 2000 à 2004, le ratio moyen d'élèves par classe est de l'ordre de 33. Quant au ratio élèves par enseignant, il est en moyenne de 15.
Par ailleurs, la répartition de l’emploi du temps hebdomadaire des enseignants du secondaire qualifiant montre que :
- 442 enseignants (1,3 %) n'ont pas d'emploi du temps ;
- 3.485 enseignants (10,3 %) ont un emploi du temps légal à savoir 21 heures par semaine ;
- 29.948 enseignants (88,4 %)ont un emploi du temps de 15 heures et demi en moyenne par semaine.
Autrement dit, il existe un potentiel de 7.929 enseignants dont la situation doit être examinée en vue d'une réallouation optimale des ressources humaines enseignantes du secondaire qualifiant.
:: L'alphabétisation et L'éducation non formelle
L'alphabétisation : Dans le domaine de l'alphabétisation, l'effectif des bénéficiaires des différentes actions entreprises a connu une croissance annuelle moyenne de l'ordre de 29% entre 1999-2000 et 2001-2002 en passant de 233.650 à 390.000 bénéficiaires.
Ce sont les actions d'alphabétisation entreprises par les ONG qui touchent le maximum de bénéficiaires, soit 56 %, suivies par les opérateurs publics (23%) et la campagne générale ( 16 %). Le département des Habous et Affaires Islamiques intervient en faveur de 3~8 % de bénéficiaires et les entreprises assurent d'alphabétisation de près de 1,5% de bénéficiaires.
Ce type de partenariat est prometteur pour la réalisation des objectifs d'alphabétisation retenus par la Charte Nationale d'Education et de Formation.
L'éducation non formelle : L'éducation non formelle, destinée à alphabétiser des jeunes non scolarisés ou déscolarisés, âgés de 8 à 16 ans, est mise en oeuvre dans le cadre de conventions avec des ONG dont le nombre a atteint 32 au titre de l'année 2003- 2004 contre respectivement 43, 42, et 39 au cours des quatre années précédentes.
L'effectif global des bénéficiaires de cette action éducative tend à diminuer puisqu'il est passé de 35.855 en 1999-2000 à 23.822 jeunes âgés de 8 à 16 ans en 2003-2004, en enregistrant un taux de régression annuel moyen de 9,5%.
Au cours de cette période, la part moyenne des jeunes filles dans l'ensemble des bénéficiaires est de l'ordre de 65 %. Ce qui dénote une adhésion assez forte des jeunes filles au programme d'éducation non formelle. La répartition régionale de bénéficiaires en 2003-2004 montre que 23,8 % des bénéficiaires relèvent de la région Meknès-Tafilalt, 15,2 % de la région Rabat-Salé-Zemmour-Zaer, 8,9% de la région du Souss-Massa-Draâ, et près de 8,3 % de la région du grand Casablanca, soit 56,2 % des bénéficiaires pour ces quatre régions. Dans certaines régions, on note l'absence de bénéficiaires (régions de Guelmim-Essmara) ou un effectif faible comme pour les trois régions de Tadla-Azilal, l'Oriental et Fès-Boulmane où les effectifs de bénéficiaires sont respectivement de 195, 539 et 949.
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