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 NTIC Projet de généralisation des technologies de l’information et de la communication dans l’enseignement

 

 Contexte

La charte nationale de l’éducation et la formation considère que l’intégration des technologies de l’information et de la communication (TIC) comme étant l’un des impératifs stratégiques,  pour améliorer la qualité de l’enseignement, et leur intégration progressive pour accompagner les programmes scolaires nationaux, à touts les niveaux, n’est pas seulement au centre des préoccupations du ministère de l’éducation nationale, mais aussi le souci majeur de tout le gouvernement.

Pour répondre à cette demande nationale, le gouvernement a adopté en mars 2005 une stratégie ayant pour objectif la généralisation des TIC dans l’enseignement public. Il a ainsi mis en place un programme ambitieux qui vise à doter, à l’horizon 2008, tous les établissements scolaires (écoles primaires, collèges et lycées) de salles multimédias connectées à Internet « environnements numériques de travail ». Ce programme concernera, dans une autre phase, également l’enseignement supérieur.

La mise en place de ce programme au niveau de l’enseignement primaire et secondaire devrait garantir l’accessibilité aux TIC à plus de 22% de la population marocaine, avec des contenus appropriés.

LE PROGENTIC a été élaboré suite à une analyse qualitative et quantitative de la situation actuelle des TIC dans le secteur de l’éducation. Il s’articule autour de trois axes :
     • Infrastructures et équipements ;
     • Formation et qualification ;
     • Développement de contenus pédagogiques numériques;

En dépit de leur très grande importance,  les équipements ne sont sans aucun doute une fin en soi.

En effet deux finalités au moins se profilent à l’horizon, la première vise l’amélioration de la qualité de l’enseignement, à travers la consolidation des programmes scolaires, le soutien des pratiques pédagogiques (aussi bien celles ayant trait à l’enseignement qu’a l’apprentissage…), la seconde aspire, à la démocratisation et l’égalité des chances d’accès à l’information et aux savoirs pour éviter un illettrisme numérique fatal et une « fracture numérique ».

Aspect équipements et infrastructure
Stratégie de déploiement des équipements

Cet aspect couvre la mise en place d’une plateforme matérielle nécessaire pour la mise en oeuvre du programme de généralisation. L’intégration des TIC dans l’enseignement est synonyme d’intégration de matériel informatique et multimédias adéquat. De ce fait, chaque établissement scolaire sera doté d’au moins une salle multimédias. Le but est de garantir un volume horaire hebdomadaire minimal d’utilisation des TIC pour chaque élève, selon son niveau scolaire.  

Niveau

Primaire

Collège

Lycée

Volume horaire hebdomadaire minimal

Une heure

Deux heures

Trois heures

 
Ce volume horaire qui se veut objectif et réaliste tient compte de trois contraintes : les effectifs des élèves dans les établissements scolaires, les objectifs pédagogiques du programme et les moyens financiers du programme.
Le nombre total de salles multimédia à mettre en place s’élève à plus de 8604 salles. Chaque salle multimédia contiendra :
    • Un réseau d’au moins 8 ordinateurs ( mais pas plus de 15), connecté à Internet via une ligne de débit d’au moins 512KG/s;
    • Un vidéo projecteur et une imprimante;
    • Une collection logicielle minimale de ressources pédagogiques ainsi que des logiciels de filtrage d’accès et de sécurité ».
 
Aspect formation et qualification
 
La réussite du programme de généralisation des TIC dans l’enseignement passe impérativement par une qualification de tous les acteurs du secteur et dépendra fortement de leur degré d’implication dans ce processus. Le programme prévoit une stratégie de formation  articulée autour de quatre axes :
    • Formation d’initiation à l’utilisation basique des TIC au profit de tous les enseignants, le personnel administratif  des AREF, des délégations et des établissements scolaires.
    • Formation à l’utilisation des TIC dans les curricula et d’initiation au développement de contenus pédagogiques numériques au profit de tous les inspecteurs et les enseignants impliqués dans l’opération d’édition.
    • Formation à la maintenance et la gestion des salles multimédia au profit des animateurs ;
    • Intégration de la formation aux TIC et aux nouvelles approches didactiques qui s’imposent dans les centres de formations de formateurs (ENS, CPR, CFI…).
Vu le nombre important de personnes à former et les délais de réalisation du programme, le choix d’une stratégie de formation en cascade s’impose. Chaque établissement désignera un formateur relais. Les formateurs relais seront formés au niveau des AREF.
De ce fait, chaque AREF doit disposer, lors de la phase de démarrage du programme, de deux salles multimédia (20 ordinateurs) dédiées à cette formation.
A l’issue de cette formation initiale,  chaque académie doit maintenir en permanence une salle multimédia pour la formation continue et la mise à niveau.
Les formateurs relais auront la tâche de former les autres personnes de leurs établissements. Les salles multimédia des établissements serviront de centres de formations.
Afin de garantir la qualité de ces formations, des guides de formation, de suivi et de maintenance seront mis à la disposition des AREF, des délégations et des établissements scolaires et devront être respectés.
 
Aspect développement  de contenus pédagogiques
 
Malgré l’importance incontestable des équipements et au-delà de l’utilité de la connexion des établissements scolaires au réseau Internet , l’enjeu principal pour l’éducation, aujourd’hui, n’est ni le coût de la communication, ni l’aspect technique d’opérer cette connexion, ni la disponibilité des produits pédagogiques numériques dont la profilération semble poser problème. En effet, si jadis  le problème était de trouver l’information, aujourd’hui le problème est de se repérer par rapport à la profusion d’informations fournis par les serveurs du monde entier.
Le défit pour le secteur de l’éducation est de trouver la bonne formule pour tirer profit de ces TIC et suivre ses évolutions sans perdre les repères fondamentaux ?
Comment l’école peut apprendre à l’élève ce qu’elle n’enseigne pas, au moment ou on assiste à l’explosion de services et à l’arrivée permanente de nouveaux outils d’accès au savoir ? Rajouter une nouvelle discipline ou intégrer d’autres éléments redondants, juxtaposées, n’est certainement  pas la bonne solution.
Faut-il se limiter au fondamental, à l’indispensable et à la cohérence de l’ensemble ?
Comment sélectionner les contenus pédagogiques numériques en assurant la pertinence, l’adaptabilité, la crédibilité, et le respect des aspects moraux ?
Comment l’école peut-elle gérer le décalage entre les deux rythmes : celui de l’évolution irréversible et accélérée des technologies et techniques et celui, nécessairement plus lent, du passage des découvertes et inventions aux savoirs savants et enfin aux savoirs enseignés ? 
Le milieu enseignant, de par sa nature même, est une source exceptionnelle et intarissable en matière de conception et de production de produits pédagogiques, comment peut-on utiliser et valoriser en toute légalité ces gisements ?
Conscient de toutes ces problématiques, qui ont fait l’objet de thèmes de recherche dans le nombre entier, depuis plus d’une décennie, le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur, de la formation  des cadres et de la recherche scientifique s’évertue sans relâche) trouver les résolutions les plus appropriées compte tenu de nos valeurs, de notre culture, de nos moyens, mais aussi de notre ambition. Dans ce sens un projet de cahier des charges pour l’édition et la production des ressources pédagogiques numériques et en phase de validation finale.
A titre indicatif, un concours ouvert à l’ensemble des acteurs pédagogiques a été organisé en 2004-2005 pour valoriser les meilleures productions utilisant les TIC. Une vingtaine de produits ont été jugés, de prime à bord, aptes à l’utilisation.
D’autre part, la création d’un portail éducatif national est déjà lancée. Ce portail doit jouer le rôle d’un phare éclairant la voie pour une utilisation rationnelle et efficace des TIC dans l’enseignement.
Le développement de contenus pédagogiques numériques, adaptés au contexte marocain, par ou en collaboration avec des professionnels du secteur à l’échelle internationale reste une solution envisageable surtout de la phase de démarrage du programme. Dans ce sens, une charte destinée à l’usage des TIC dans les établissements scolaires, doit être définie.
L’aspect du développement des contenus pédagogiques doit enclencher et maintenir un débat ouvert où doivent participer tous les acteurs du secteur. Les TIC peuvent abolir les distances et favoriser les rencontres et les communications virtuelles permettant de maintenir une concertation continue et globale. Ainsi les efforts conjugués de tout le monde et l’échange d’expériences doivent apporter des éléments de réflexion pour affiner les propositions du ministère dans ce sens.
 
Moyens de suivi et d’évaluation du programme
 
Les efforts déjà déployés ou ceux qui vont suivre selon le plan d’action décrit dans les précédents paragraphes de ce document, ne doivent pas s’arrêter à ce stade. Des études doivent être menées, pour mesurer le taux d’intégrations TIC dans l’enseignement et l’impact de cette généralisation sur le secteur. Moyennant de bons indicateurs, ces études peuvent donner des résultats à court ou à long terme.
A court terme ce travail doit permettre d’affiner et de corriger, si c’est nécessaire, les lignes directrices du programme, afin de garantir toutes les conditions nécessaires pour sa réussite. Comme le système éducatif est en général caractérisé par une inertie assez grande, à long terme ce travail doit permettre de mesurer l’impact sur la qualité de l’enseignement ainsi l’impact et son étendue sur les autres secteurs.