1- Ressources
mobilisables
a) Evolution des ressources
mobilisées
L’état marocain consacre 28,4 % de
son budget au secteur de l'éducation (l’éducation nationale et enseignement
supérieur). Cet effort représente 6,6 % du PIS. La part de l'éducation atteint
près du tiers du budget de fonctionnement de l'Etat et 8,6%du budget
d'investissement. L’analyse, sur une longue période, de l'évolution de l'effort
public en matière d'éducation, montre, qu'en dépit d'une certaine variabilité
conjoncturelle, la tendance observée présente un accroissement significatif de
la part du budget alloué au secteur de l'éducation, traduisant l'échelle de
priorité dont bénéficie ce secteur dans l'allocation des ressources publiques.
Cela a permis d'accroître sensiblement l'accès aux différents niveaux
d'enseignement et de réduire, voire éliminer, certaines disparités, notamment
en ce qui concerne la scolarisation des filles et la scolarisation des enfants
du monde rural .Une comparaison internationale mettant en relation l'effort public
en faveur du secteur éducatif (exprimé par le pourcentage du PIB alloué à
l'éducation) avec un indicateur de résultat (taux brut de scolarisation au
primaire) montre que le Maroc fait partie du groupe de pays qui consacre à
l'éducation des ressources publiques dépassant la moyenne (médiane) mondiale en
termes de part dans le PIS. En outre, le Maroc réalise des résultats dépassant
aussi la moyenne (médiane) mondiale en termes de scolarisation.
Durant la dernière décennie,
l'effort public de financement de l'éducation a été renforcé : la part de
l'éducation nationale (enseignement primaire et enseignement secondaire) a
augmenté d'environ deux points de pourcentage dans le budget de l'Etat en
passant de 22,3 % en 1994-1995 a plus de 24 % en 2003-2004. Cette évolution a
surtout profité au budget de fonctionnement et plus particulièrement aux
dépenses salariales. En effet, les dépenses salariales du DEN représentent
actuellement près de 40 % des dépenses salariales de l'Etat. Dix ans plus tôt,
cette proportion était de moins de 36 %. En parallèle, la part du DEN dans les
dépenses non salariales et dans le budget d'investissement a enregistré une
baisse en passant respectivement de 6,6 % et de 7,7 % en 1994 à 4,8 % et à 6,6
%en 2004. Le graphique suivant illustre l'évolution de la part des budgets de
fonctionnement et d'investissement du DEN dans ceux de l'Etat.

Au cours des dix dernières années,
la croissance du budget du DEN a été en moyenne de 5,3 % par an en termes réels
(en adoptant comme déflateur celui du PIB). Si le
budget de fonctionnement a connu une croissance moyenne de 5,7 %, les dépenses
d'investissement ont régressé en moyenne de 0,5 % par an durant la période
1994-2003. En fait, les investissements du DEN ont connu deux périodes
significatives durant la dernière décennie : i) une période de croissance a un
rythme de 5,33 % entre 1994 et 2000 et ii) une
période de régression a un taux de -12,93 % a partir de 2000. Le graphique
suivant illustre l'évolution du budget d'investissement du DEN en nominal et à
prix constants de l'année 1980.

b) Estimation des ressources
mobilisables
Les hypothèses retenues en matière
de projection des ressources publiques mobilisables pour le secteur de
l'éducation concernent les aspects suivants :
i)
croissance annuelle moyenne de 5% du PIB durant la période
de projection;
ii)
maintien du poids des finances publiques à son niveau actuel
(22,7 %);
iii)
maintien de la part du budget de l’Etat allouée à
l'Education nationale à son niveau actuel (27,7%) en fonctionnement et 6,6% en
investissement);
iv)
maintien de la structure actuelle de répartition des budgets
du DEN entre les différents niveaux d'enseignement.
Dans le cadre de ces hypothèses, les
ressources potentiellement mobilisables pour l'Education Nationale et leur
affectation par niveau d'enseignement peuvent être présentées comme suit:

La confrontation de ces ressources,
potentiellement mobilisables pour le Département de l'Education Nationale, avec
les besoins dégagés par les différents scénarios de projection aboutit aux
résultats synthétises dans le tableau suivant en termes de taux de couverture.

(1)Quand le taux de couverture
dépasse 100% .cela veut dire que la différence entre la valeur qu'il atteint et
100% représente la part de ressources économisées compte tenu de la structure
de financement en investissement et en fonctionnement du sous-système éducatif
adoptée à l'année de base des projections.
On constate pour les scénarios 1 et
2 un important déficit touchant en première période les besoins d'investissement
de l'enseignement collégial (taux de déficit variant de
