Œuvrant à la garantie de l’éducation pour tous et à la lutte contre l’abandon scolaire, l'un des défis majeurs auxquels est confronté le système éducatif, et conformément aux référentiels stratégiques pertinents, notamment l'objectif de réduire le taux d’abandon scolaire d'un tiers stipulé par la feuille de route de réforme 2022-2026, le ministère en charge de l'Education nationale a lancé, en 1998, une série de programmes, dont certains adoptent une approche préventive axée sur la mise en place d'une veille éducative au sein des établissements d’enseignement et dans leur environnement immédiat afin de réduire le décrochage scolaire, alors que d'autres programmes privilégient une approche curative visant à proposer des alternatives éducatives et de formation pour permettre aux enfants et adolescents non scolarisés ou déscolarisés, en particulier ceux vivant dans des conditions difficiles et instables, de rattraper leur retard et de réintégrer le système scolaire, la formation professionnelle ou le marché du travail.
Ces programmes reposent sur plusieurs principes, à savoir notamment le renforcement de la complémentarité avec l’école, l’appui aux efforts visant la mobilisation autour du droit à l'éducation et de la prévention du décrochage scolaire, l'implication des différentes composantes de la société, y compris les acteurs locaux et de la société civile, dans la qualification des jeunes et leur insertion, la garantie de la proximité de l’offre éducative des bénéficiaires, l’adoption d’horaires et de méthodes de formation flexibles, ainsi que l’adoption d’une approche par projet consistent à identifier les domaines d’intervention, à lancer des appels à projets, à en sélectionner les plus pertinents et à établir des partenariats efficaces pour leur mise en œuvre.
Ces programmes ont été renforcés à travers la signature, par le Ministère, de conventions de partenariat découlant de la Déclaration de Marrakech 2020 pour la lutte contre les violences faites aux femmes, notamment avec la Présidence du Ministère Public pour la mise en œuvre du principe de l’enseignement obligatoire, et avec le Ministère de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille pour lutter contre le décrochage scolaire des enfants en situations difficiles.
Les programmes préventifs de lutte contre le décrochage scolaire
L'approche préventive repose sur la mise en œuvre de programmes visant à mettre en place des mécanismes de veille éducative pour lutter contre l’abandon et le décrochage scolaire. Cette approche s'appuie sur la mobilisation communautaire afin d’attirer l’attention sur le phénomène du décrochage scolaire et proposer des solutions adaptées à travers l’organisation de campagnes de sensibilisation et de mobilisation efficaces et la mise en place de mécanismes permanents d’observation, de veille et d’anticipation. Cette mobilisation communautaire s'articule autour de deux principales opérations : l’opération « D'enfant à enfant » et l’opération « Caravane de la mobilisation communautaire ».
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L’opération « D'enfant à enfant »
est une opération éducative visant à mobiliser et à sensibiliser les élèves, les acteurs éducatifs, les enfants non scolarisés et leurs familles, ainsi que les acteurs sociaux, à proximité des établissements d’enseignement, sur la gravité du phénomène de la non-scolarisation et du décrochage scolaire. Dans sa première phase, cette opération consiste à organiser des séances éducatives de sensibilisation au sein des établissements d’enseignement sur le thème du décrochage et de l’abandon scolaires dans le cadre de la matière « Sciences sociales » au bénéfice des élèves des écoles primaires (6ème année), des lycées collégiaux (1ère année) et des centres de « L’Ecole de la Deuxième Chance – Nouvelle Génération ». Dans un second temps, une enquête de terrain est menée à proximité des établissements d’enseignement afin d'identifier et de recenser les enfants et adolescents déscolarisés, de recueillir des données les concernant et de déterminer les raisons de leur décrochage et ce, à travers le renseignement d’un formulaire individuel relatif à chaque enfant identifié ; lequel formulaire est remis aux établissements d’enseignement en vue de l’exploiter ultérieurement dans le cadre de la campagne de réinscription.
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L’opération « La caravane de la mobilisation communautaire »
qui vise l'intégration directe, l'inscription et la réinscription des enfants et adolescents déscolarisés. Il s'agit d'une opération de sensibilisation et de mobilisation comprenant un ensemble d'activités et de mesures de terrain, permettant de mobiliser les moyens et les ressources matérielles et humaines et d'impliquer tous les acteurs concernés, notamment les associations de la société civile, les associations des parents et tuteurs d'élèves et les établissements d’enseignement, afin de lutter contre le décrochage scolaire (intégration de 78.221 élèves, dont 39 % de filles et 41 % en milieu rural, au titre de l'année scolaire 2024-2025, sur un total de 93.245 enfants et adolescents déscolarisés qui ont été recensés dans le cadre de l’opération « D'enfant à enfant ») et ses impacts néfastes, et de sensibiliser à sa gravité. Cette opération couvre notamment la coordination avec les partenaires institutionnels (Présidence du Ministère Public, autorités locales, ministère des Habous et des Affaires Islamiques et les conseils des Oulémas, le ministère de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille et l’Entraide Nationale) dans le cadre des réunions des comités provinciaux de lutte contre l’abandon scolaire et des réunions consacrées au traitement des cas soulevés.
Cette approche préventive repose également sur la mise en œuvre d'un programme d’accompagnement éducatif au bénéfice des filles en milieu rural lors de la phase de transition du cycle primaire au cycle secondaire collégial, notamment à travers l’apport d’un soutien pédagogique des filles durant le cycle primaire afin d'améliorer leurs chances de réussite aux examens de fin de primaire, et durant le cycle secondaire collégial afin de soutenir la poursuite de leurs études dans ce cycle.
Par ailleurs, l’accompagnement éducatif englobe une série d'activités et d’actions à caractère éducatif et social visant à favoriser l'épanouissement des apprenants, à développer leur autonomie, à soutenir leur réussite scolaire et à leur offrir les conditions matérielles et l'environnement adaptés à leur stabilité. Dans ce contexte, et outre la communication avec les filles et la fourniture des conseils et des orientations adaptés à leur situation psychologique et sociale pour les aider à surmonter les difficultés auxquelles elles sont confrontées, des activités parallèles sont organisées (activités culturelles et artistiques, camps d'été, sorties récréatives, etc.) qui contribuent à l’épanouissement et à l’ouverture des filles, au développement de leurs capacités créatives et au renforcement de leur intérêt et de leur motivation à poursuivre leur parcours scolaire. Par ailleurs, et outre le renforcement de la communication avec les parents et tuteurs d’élèves afin de les sensibiliser à l'importance de la poursuite de la scolarité de leurs filles et de les rassurer quant à l'existence d'un environnement sûr les protégeant des risques, les familles sont accompagnées pour garantir que leurs filles bénéficient des services du soutien social (inscription, hébergement, bourse, transport scolaire, etc.) offerts par les lycées collégiaux, les structures d’accueil qui sont à leur proximité et leurs partenaires, dans le but de faciliter l'inscription des filles dans le cycle de l’enseignement secondaire collégial. Par ailleurs, l’accompagnement éducatif englobe une série d'activités et d’actions à caractère éducatif et social visant à favoriser l'épanouissement des apprenants, à développer leur autonomie, à soutenir leur réussite scolaire et à leur offrir les conditions matérielles et l'environnement adaptés à leur stabilité. Dans ce contexte, et outre la communication avec les filles et la fourniture des conseils et des orientations adaptés à leur situation psychologique et sociale pour les aider à surmonter les difficultés auxquelles elles sont confrontées, des activités parallèles sont organisées (activités culturelles et artistiques, camps d'été, sorties récréatives, etc.) qui contribuent à l’épanouissement et à l’ouverture des filles, au développement de leurs capacités créatives et au renforcement de leur intérêt et de leur motivation à poursuivre leur parcours scolaire. Par ailleurs, et outre le renforcement de la communication avec les parents et tuteurs d’élèves afin de les sensibiliser à l'importance de la poursuite de la scolarité de leurs filles et de les rassurer quant à l'existence d'un environnement sûr les protégeant des risques, les familles sont accompagnées pour garantir que leurs filles bénéficient des services du soutien social (inscription, hébergement, bourse, transport scolaire, etc.) offerts par les lycées collégiaux, les structures d’accueil qui sont à leur proximité et leurs partenaires, dans le but de faciliter l'inscription des filles dans le cycle de l’enseignement secondaire collégial.
L'approche préventive est renforcée à travers la mobilisation de différents acteurs éducatifs et partenaires concernés par la mise en place d’un mécanisme de veille éducative au sein des établissements d’enseignement en vue du déploiement d’actions proactives régulières, selon une démarche d’action claire, qui permet d’identifier les élèves menacés de rompre leur scolarité au cycle de l’enseignement secondaire collégial en début d'année scolaire, d’assurer leur inscription en leur apportant un soutien social et d’organiser des activités estivales au bénéfice des élèves ayant obtenu de mauvais résultats scolaires au niveau des Directions provinciales enregistrant des taux d'abandon scolaire élevés. Ces activités s'articulent autour de trois parcours : la qualification (école d'été), l’épanouissement à travers l’organisation d'activités artistiques et culturelles au niveau des centres d’épanouissement, et le divertissement à travers l’organisation de camps éducatifs.
Afin d'appuyer les efforts des cellules ce veille au niveau des lycées collégiaux en matière d'élaboration et de mise en œuvre de programmes de remédiation individualisés visant à réduire le taux d’abandon scolaire, il est procédé à l’exploitation d’un mécanisme intégré à la plateforme « Massar », qui définit clairement les rôles et les responsabilités des différents acteurs concernés et met à leur disposition des outils facilitant l’accomplissement des rôles qui leur incombent selon un calendrier précis et une démarche efficace. De plus, les compétences de ces acteurs sont renforcées à travers l’organisation de sessions de formation régionales et provinciales.
Les programmes curatifs : la remédiation scolaire
Outre les programmes préventifs fondés sur la mise en place d’une veille éducative pour réduire le décrochage scolaire, les programmes curatifs adoptés pour lutter contre l’abandon scolaire ciblent les enfants et adolescents déscolarisés, notamment ceux vivant dans des situations difficiles et instables (enfants abandonnés, enfants en situation précaire ou instable, enfants démunis, enfants résidant dans les institutions de protection sociale ou dans les centres et les institutions accueillant les jeunes délinquants, et les enfants d'immigrants étrangers en situation difficile ou dont les conditions les ont empêchés d'accéder à l'école ou les a contraints à l'abandon scolaire avant le parachèvement des années de l’enseignement obligatoire). L'objectif est de leur permettre de bénéficier de leur droit à l'éducation, à l’apprentissage et à l’acquisition des compétences fondamentales et professionnelles les habilitant à s’insérer dans les parcours de l’éducation ou de la formation ou dans le marché du travail et ce, à travers le déploiement de l'Ecole de la Deuxième Chance, dans ses deux versions de base et de nouvelle génération.
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Ecole de la Deuxième Chance de base
elle propose une offre éducative de remédiation aux enfants déscolarisés âgés de 8 à 13 ans, dans l’objectif de les qualifier et de les réinsérer dans le système scolaire formel ou de les préparer à la formation professionnelle. Les programmes d'enseignement et de qualification de cette école, caractérisés par leur fonctionnalité et leur adéquation au niveau initial des apprenants, visent l'acquisition des compétences fondamentales du cycle primaire.
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Ecole de la Deuxième Chance - Nouvelle Génération
elle cible les adolescents et les jeunes âgés de 14 à 20 ans ayant interrompu leur scolarité. Elle leur offre la qualification éducative et professionnelle, l’orientation et l’accompagnement afin de faciliter leur insertion dans les parcours de la formation technique et professionnelle ou dans le marché du travail que ce soit dans le cadre du salariat ou de l'entrepreneuriat. Cette école leur offre des programmes de renforcement des compétences fondamentales en langues, mathématiques, sciences et informatique, ainsi que des activités visant à améliorer leur employabilité à travers la découverte des métiers, le développement de compétences techniques liées à leur spécialisation et l’organisation de stages en milieu professionnel. Les apprentissages acquis dans cette école sont évalués via une évaluation continue et une évaluation sommative. Les apprenants ont également la possibilité de passer les examens organisés au titre du système éducatif formel, tels que le certificat de fin d'études primaires, le certificat de fin d'études au cycle secondaire collégial et le baccalauréat.
Le Ministère veille également à dynamiser les activités de la vie scolaire dans les centres de l’Ecole de la Deuxième Chance afin de renforcer l’attachement des bénéficiaires à leurs établissements et à leurs parcours de formation, leur implication active dans les activités scolaires et parascolaires, leur épanouissement et leurs compétences individuelles, développer leurs compétences transversales et leur inculquer les valeurs de la citoyenneté, tout en leur permettent également de faire émerger leurs talents dans les différents domaines artistiques, créatifs et techniques, et leur offrant l’opportunité de les perfectionner et de les développer.
Le renforcement de la coordination avec les associations, les départements gouvernementaux et les institutions nationales et internationales
Afin de renforcer les programmes qu’il a lancés en vue de réaliser le principe de l'enseignement obligatoire et de lutter contre l’abandon scolaire, le Ministère a œuvré au renforcement de la coordination avec les associations, les départements gouvernementaux et les institutions nationales et internationales pour honorer les engagements nationaux y afférents, notamment ceux découlant de la Déclaration de Marrakech de 2020 pour la lutte contre les violences faites aux femmes.
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Le partenariat avec les associations
Les associations sont des partenaires clés dans la mise en œuvre des programmes des Ecoles de la Deuxième Chance. En effet, en vertu de conventions de partenariat conclues avec le Ministère et les Directions provinciales, ces associations mobilisent des équipes pédagogiques et administratives et des partenaires en vue de mettre en œuvre des activités au profit des enfants et des jeunes ciblés. Pour leur part, le Ministère et les Directions provinciales apportent un soutien financier pour couvrir les frais de fonctionnement des centres et les salaires des éducateurs, fournissent les programmes et le matériel pédagogiques et supervisent la formation des équipes et le suivi de la mise en œuvre. Les Directions régionales mobilisent également les infrastructures nécessaires (électricité, eau et sécurité) et en assurent l'entretien, tout en finançant les associations à hauteur de 4.000 DH par bénéficiaire et par an, en fonction de la nature des services fournis.
Les associations actives dans les Ecoles de la Deuxième Chance constituent un point de convergence et d'intégration des interventions des différents acteurs concernés par la qualification des jeunes déscolarisés et le soutien à l’insertion des lauréats de ces écoles dans la vie sociale et économique. Pour ce faire, elles tissent des partenariats solides pour former un réseau intégré regroupant des acteurs dans le domaine de la formation (ministère chargé de l'Emploi et des Compétences, les ministères chargé de la Santé, de l'Agriculture, du Tourisme et de l'Artisanat et l’Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail), du tissu économique (sociétés, chambres professionnelles, associations professionnelles, coopératives et artisans), des institutions de médiation (Initiative Nationale pour le Développement Humain et l’Entraide Nationale), les collectivités territoriales, ainsi que des partenaires techniques et financiers. Ce réseau a pour objectif de contribuer à la conception et à la mise en œuvre de programmes de formation certifiants reconnus.
Afin d’améliorer la qualité de l’offre éducative et de formation dans les Ecoles de la Deuxième Chance et assurer la réinsertion réussie des jeunes ayant interrompu leur scolarité, le « Réseau des associations des Ecoles de la Deuxième Chance au Maroc » a été créé en 2020. Ce réseau a lancé plusieurs initiatives visant à renforcer l’efficacité et l’impact de ces établissements, dont notamment la formation des associations supervisant la gestion de ces écoles avec le soutien du Ministère et de l’UNICEF, la simplification des procédures de partenariat entre le Ministère et les organisations de la société civile, l’accréditation des programmes de formation offerts, la classification des associations selon leur impact et la promotion du partage des meilleures pratiques entre les différents acteurs. L’adhésion de ce réseau au « Réseau méditerranéen pour la deuxième chance » a permis de renforcer davantage la visibilité de l’expérience marocaine et le partage des meilleures pratiques.
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La coordination avec la Présidence du Ministère Public
Le 1er mars 2021, le Ministère a conclu une convention de partenariat et de coopération avec la Présidence du Ministère Public visant à garantir l'enseignement fondamental obligatoire en vue de lutter contre l’abandon scolaire et ce, dans le cadre de la mise en œuvre la Déclaration de Marrakech de 2020, en particulier les engagements relatifs à la lutte contre l’abandon scolaire et à la prévention du mariage des mineurs. En vertu de cette convention, les cas d’abandon scolaire identifiés grâce aux mécanismes de veille éducative sont transmis aux représentants de la Présidence du Ministère Public en vue de leur traitement. Sont également traités, en coordination avec ces représentants, certaines situations difficiles et instables susceptibles de contribuer à l’aggravation de l’abandon scolaire, notamment à travers la régularisation de la situation des enfants non-inscrits à l'état civil, la remise de certificats de séparation aux mères en cas de conflit conjugal et la lutte contre le mariage des mineurs.
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La coordination avec le Ministère de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille
Le 19 janvier 2023, le Ministère a conclu une convention de partenariat et de coopération avec le Ministère de la Solidarité, de l'Insertion sociale et de la Famille concernant la lutte contre l’abandon scolaire dans les rangs enfants en situation spécifiques, visant principalement à garantir la poursuite des filles de la scolarité jusqu'à la fin de l'enseignement obligatoire afin de lutter contre le mariage des mineurs et ce, à travers la coordination des efforts visant à garantir l'enseignement fondamental obligatoire, la réunion des conditions favorables à la scolarisation et à la réussite dans les zones rurales, périurbaines et défavorisées, le renforcement et l’extension du champ de la coordination institutionnelle avec les acteurs territoriaux, ainsi que la sensibilisation, la formation et le renforcement des mécanismes d'intervention pour prévenir l’abandon scolaire.
Le Ministère participe également à la mise en œuvre du « 3ème Plan gouvernemental pour l’égalité 2023-2026 : le Maroc du leadership, de la prospérité et des valeurs » visant à promouvoir les droits des femmes et à renforcer leur participation dans les domaines économique, politique et sociale à travers la lutte contre l’abandon scolaire, notamment dans les rangs des filles en milieu rural, et la lutte contre les mariages précoces. Dans ce contexte, le programme d’accompagnement éducatif des filles en milieu rural vise à garantir leur transition réussie du cycle primaire au cycle secondaire collégial ou leur inscription dans les Ecoles de la Deuxième Chance - Nouvelle Génération, ainsi qu’à leur offrir une éducation et une formation de qualité afin de faciliter l’insertion sociale et professionnelle des jeunes et adolescents déscolarisés en situation difficile, en plus de la lutte contre le mariage des mineurs à travers la lutte contre l’abandon scolaire.
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La convention-cadre de partenariat avec l'Union Nationale des Femmes du Maroc
En appui aux efforts de lutte contre l’abandon scolaire dans les rangs des filles, le Ministère a conclu, le 7 mai 2025, une convention-cadre de partenariat avec l'Union Nationale des Femmes du Maroc (UNFM) dans l’objectif de tirer profit des expertises de l’UNFM, des centres de formation qu’elle supervise et de ses services destinés aux filles en situation de vulnérabilité afin de renforcer et d’élargir le réseau de soutien éducatif en vue de garantir la poursuite de la scolarité des filles jusqu'au terme de l’enseignement fondamental obligatoire, de mettre en œuvre le projet d’accompagnement éducatif au bénéfice des filles menacées de décrochage scolaire, notamment en milieu rural et lors de la transition entre le cycle de l’enseignement primaire et le cycle de l’enseignement secondaire collégial, et de les aider à bénéficier des services relatifs au soutien de la scolarisation.
Cette convention couvre également la gestion des centres des Ecoles de la Deuxième Chance – Nouvelle Génération afin de lutter contre le décrochage scolaire, à travers l’offre d’une qualification éducative et professionnelle aux apprenantes, l’organisation d’activités d’épanouissement culturel, sportif et numérique en vue de la découverte de leurs talents et du développement de leur esprit créatif, leur accompagnent et leur orientation dans l'élaboration de leurs projets personnels d'insertion dans le marché du travail et l’accompagnement post-formation des lauréates de ces centres pour évaluer la réussite de leur insertion. La convention prévoit également l’organisation d’activités complémentaires dans les domaines économique et social visant à l’autonomisation économique des filles.
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La coordination avec la Ligue Marocaine pour la Protection de l’Enfance
En appui aux programmes qu’il a lancés en vue de garantir l’enseignement fondamental obligatoire et lutter contre l’abandon scolaire, le Ministère a conclu, le 11 octobre 2022, une convention-cadre de partenariat et de coopération avec la Ligue Marocaine pour la Protection de l’Enfance (LMPE). Cette convention porte sur la mise en œuvre d’initiatives conjointes visant à garantir l’accès des enfants âgés de 4 à 6 ans à l’enseignement préscolaire, à renforcer et élargir le réseau de soutien éducatif pour assurer la poursuite par les apprenants de leur scolarité obligatoire jusqu’au terme de l’enseignement fondamental obligatoire et à prévenir l’abandon scolaire à travers l’offre d’une deuxième chance aux enfants ayant interrompu leur scolarité ou non scolarisés, la sensibilisation et la formation et le renforcement des mécanismes proactifs de veille et d’intervention.
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La coopération avec l’Union Européenne
En vue de développer le modèle des Ecoles de la Deuxième Chance et élargir leur offre, le Ministère a adhéré, en novembre 2024, au projet « Youth NEET » financé par l’Union Européenne et mis en œuvre par l’Organisation Internationale du Travail (OIT) ; lequel projet vise à favoriser l’inclusion économique et sociale des jeunes qui ne sont ni en emploi, ni à l’école, ni en formation (NEET).
Ce projet, qui adopte une approche comparative à travers l’organisation d’ateliers techniques et régionaux, a favorisé l’échange d’expériences et l’identification de bonnes pratiques applicables au contexte marocain, notamment celles relatives à la contribution du secteur privé et des institutions de médiation au développement des Écoles de la Deuxième Chance au Maroc à travers le soutien aux activités de formation et d’emploi. Le Ministère aspire également, à travers ce projet, à tirer profit des expertises internationales pour renforcer les capacités des gestionnaires des Centres de la Deuxième Chance et du soutien de l’initiative « Garantie européenne pour la jeunesse » en vue de la création d’un Centre de la Deuxième Chance.